Nathalie Ferrand-Lefranc exprime les limites du PAT

Mardi 29 mars, nous avons rencontré Nathalie Ferrand-Lefranc qui est élue à la mairie d’Albi, conseillère municipale du groupe minoritaire. Elle était accompagnée de Gaëtane Delebarre qui fait partie de la liste citoyenne.

Gaëtane Delebarre et Nathalie Ferrand-Lefranc

La liste citoyenne a mis 2 ans pour construire son programme. On y retrouve l’ensemble des partis de gauche. L’un des objectifs de leur programme étais de remettre l’Agriculture au cœur du programme pour assurer une sécurité alimentaire et permettre une redécouverte des produits alimentaires locaux, de saison et accessibles à l’ensemble de la population. Une forme d' »écologie sociale », qui permettrait de recréer du lien social et renforcer le lien avec la Nature.

Elle constate que le PAT d’Albi est un projet alimentaire intéressant mais qui présente certaines limites. Les élus de la majorité ont ainsi énormément communiqué auprès des médias régionaux et nationaux pour valoriser ce projet de « relocalisation alimentaire » et « d’autosuffisance ». La réalité apparaît bien différente sur le terrain.

Elle constate que la mairie a favorisé l’installation des maraîchers en permaculture mais nombre d’entre eux sont partis. Ces derniers étaient principalement fragilisés par la mise en place d’un commodat plutôt qu’un bail agricole. En général, ils n’avaient pas l’accès à l’eau, le compteur électrique n’était pas installé sur la parcelle, il n’y avait pas de hangar de stockage et les maraîchers ne pouvaient pas passer la nuit sur leur lieu de travail. Cela présentait de réelles limites dans la mise en place de leur structure. L’installation des maraîchers a été initialement très difficile même si aujourd’hui un accompagnement est réalisé avec le soutien de la Chambre d’Agriculture du Tarn et du lycée de Fonlabour.

A l’emplacement actuel des grandes entreprises (Mcdo, Leroy-Merlin…), il y avait auparavant la Ferme du Renaudier dont les terres appartenaient à l’hôpital. La ville n’ayant pas racheté les terres, l’hôpital a décidé de les vendre et une zone commerciale a été créée alors qu’une réserve agricole foncière aurait pu être créée.

A ce jour, le groupe minoritaire n’a aucun bilan chiffré sur l’évolution de ce PAT malgré les demandes répétées auprès de la municipalité. Elle évoque même que M.Bouat, adjoint au maire, aurait dit: « On ne fait pas d’étude, on achète des terres et on verra ». « La municipalité avance à l’aveugle ».

Elle pense que la mairie ne s’est donné ni les moyens (financiers et humains) ni les compétences pour faire évoluer ce PAT d’Albi. En effet, le nombre de producteurs n’est pas à la hauteur du nombre de consommateurs tandis que sur le Territoire Albigeois et Bastide, il y a plus de producteurs que de consommateurs (PAT plus pertinent). Le plus cohérent serait de regrouper les deux PAT ensemble. Mais cela ne semble pas pour le moment possible car les politiques sont différentes.

Selon Nathalie Ferrand-Lefranc, le PAT évolue de façon positive mais demeure insuffisante pour le moment car il manque une réflexion plus approfondie. D’après elle, les élus ne prennent pas en compte tous les facteurs, notamment le rôle des citoyens et des associations locales. Ils n’ont malheureusement pas toutes les compétences. Ce qui manque dans le PAT, d’après Nathalie Ferrand-Lefranc, c’est qu’il ne devrait pas qu’être dans la commune d’Albi, mais bien dans l’agglomération Albigeoise. Il faudrait repenser comment faire les choses et garantir un salaire décent aux agriculteurs car les maraîchers installés vivent dans une réelle précarité.

Si Nathalie Ferrand-Lefranc avait été élue à Albi le projet aurait été axé différemment. Elle se serait battue pour que tous les maraîchers puissent avoir accès aux besoins fondamentaux et utiliser les ressources et l’intelligence locale pour créer du lien sur le territoire.

Vianney Beaudrier et Audrey Favreau

Rencontre avec Terre Citoyenne Albigeoise

Ce jeudi 31 mars, pour notre dernière journée à Albi, nous sommes allés à la rencontre de Grégory Pépin, présent depuis la création de la coopérative anciennement nommée “Albi Ville comestible”. Avant le lancement du Projet Territorial Albigeois (PAT), Albi Ville Comestible organisait des événements festifs autours du maraîchage, des chantiers participatifs dans différentes fermes du territoire.

En 2019, suite au lancement du PAT par l’association « les incroyables comestibles » et la municipalité d’Albi, Albi Ville comestible crée une Société coopérative d’Intérêt collective (SCIC) “Terre Citoyenne Albigeoise” qui siège à la Grange de Serayol située dans la ville de Lescure d’Albigeois. Cette coopérative a pour objectif de préempter des terres agricoles pour permettre à des nouveaux maraîcher de s’installer pour commencer une activité. Pour pouvoir lever des fonds, la coopérative se voit acheter des parts sociales par des particuliers, des établissements publics ou privés qui souhaitent investir. Ils ont jusqu’ici récolté plus de 300 000 € pour acheter les 16 hectares de terres agricoles qu’ils possèdent désormais. Et tentent par ailleurs d’accompagner les maraîchers dans la mise en place de l’exploitation. Aujourd’hui un couple de pépiniéristes est installé sur 1 hectare.

Cependant, malgré une intégration officielle de la coopérative dans la mise en place du Projet Alimentaire Territorial, il n’y pas pour le moment d’action concrète conjointe avec la collaboration de la mairie albigeoise.big face rolex replica patek philippe geneve automatic rolex gmt rose gold replica swiss made replica rolex watches uk rolex submariner 50th anniversary replica best fake watch sites diferencia rolex original y replica high quality replica watches replicas watches for sale watch that replicates solar system 1 1 rolex day date replicas perfectwatches do rolex batteries die hublot skull watch replica breitling replica uae rolex president solid gold replica swiss how to spot a fake rolex ladies datejust patek watches for men replica guess watches watch replica review how much is fake gold rolex bvlgari replica watches price in india What are the benefits of luxury replica watches? best website to buy replica watches

Anthony Losito

Les Incroyables comestibles, on soufflait l’idée d’autosuffisance alimentaire

En cette dernière journée, nous avons rencontré Henri Bureau, ancien président des incroyables comestibles d’Albi. Il est également impliqué dans plusieurs structures et actions comme :

  • L’Université Pour Tous (mise en place d’un module initiation à la permaculture)
    
  • Le Lycée Agricole de Fonlabour d’Albi (préparation d’un module diplômant agriculture urbaine et permaculture).
    
  • La ferme du Gô une ferme urbaine de 6 hectare sur la commune d’Albi

L’impulsion des Incroyables comestibles

Tout d’abord il faut expliquer ce que sont les incroyables comestibles. C’est à l’origine un mouvement citoyen de Todmorden en 2008. C’est une mobilisation créée par deux femmes dans un pub de cette même ville. Les actions des citoyens de Todmorden ont permis de rendre la ville à 80% autosuffisante, grâce à la création de jardins partagés. Ils ont inventé le concept de ville en transition.

En 2013 les 1ères associations d’incroyables comestibles font leur apparition en France dont celle d’Albi. Ayant un grand intérêt pour les mouvements de transition et organisant des initiations à la permaculture, Henri Bureau se voit prendre la direction de l’association.

Suite à sa prise de fonction Messieurs Bureau rencontre Jean Michel Bouat (5eme adjoint au maire) et discuter ensemble d’un projet de relocalisation alimentaire. L’adjoint est très emballé par le projet, et va même jusqu’à dire “je vous soutiendrai et je vivrai comme une défaite personnelle si le projet n’aboutit pas.”

Les incroyables comestible donne le relais

La municipalité a pris en main tout le projet initié par les incroyables comestibles. Ses derniers ne sont plus jamais intervenus au sein de ce projet. Henri Bureau a dû partir en Savoie pour des raisons personnelles, et n’a donc pas pu suivre le projet de près. A son retour il a pu observer le projet avec un regard critique. Avec comme principal cause le fait que beaucoup trop de communication ont été mis en place pour un trop faible résultat.

Charlotte et Quentin